Auto-édition : 24 erreurs fréquentes à ne plus faire pour progresser

Oyez camarades,

Je cède aujourd’hui ma plume, à Olivier Morel, du blog publiersonlivre.fr, dédié au marketing pour auteurs pour un article invité. À sa lecture, j’espère qu’il pourra éclairer un certain nombre de jeunes auteurs, toujours avides de conseils et d’astuces. Et la première chose à faire est certainement de suivre cette liste et d’éviter toutes ces erreurs. Bonne lecture !

 

L’auteur auto-édité est un spécimen rare. Capable de créer des histoires ou des enseignements fabuleux et dépassant par leur qualité de nombreux auteurs édités, il est pourtant bien seul et doit toujours être au four et au moulin : tour à tour écrivain, relecteur, responsable marketing de son livre, intervenant en conférences, voire même graphiste et designer.

Revue de quelques erreurs fréquentes, pour gagner du temps et avoir plus de succès.

Ne pas se demander ce que l’on aime écrire

On n’écrit bien que ce que l’on incarne, ce que l’on sent bien, et ce pour quoi l’on prend du plaisir. Ecrire un livre est un long marathon, mieux vaut se demander ce que l’on aime avant de se lancer.  Si vous écrivez dans un genre ou sur un thème que vous n’aimez pas, vous arriverez peut-être au bout, mais votre livre vous décevra, ainsi que vos lecteurs.

Ne pas comprendre dans quel genre on écrit

Tous les genres littéraires (fiction comme non-fiction) obéissent à des codes. Les lecteurs se sentent rassurés par un livre qui respecte les codes qu’ils affectionnent et auxquels ils se sentent habitués. Par exemple : une couverture sombre et mystique pour le fantastique, des bénéfices clairs dans la description pour la non-fiction, des émotions immédiates dans le roman feel-good. Identifiez ces codes chez les autres livres de votre genre, et réutilisez les.

Publier pour l’argent 

Statistiquement, c’est un mauvais choix. L’enquête sur les revenus de l’auto-édition montre qu’il est possible de générer de bons revenus en auto-édition, mais le chemin est long.  Mieux vaut publier  pour de bonnes raisons, comme le fait d’avoir envie de s’exprimer, de défendre une cause, ou bien de relever le défi intellectuel qui consiste à écrire un livre.

Penser que son histoire est « the next big thing »

Comme une start-up pense pouvoir changer le monde, l’écrivain en herbe sera vite convaincu que son livre est celui que tout le monde attend et va devenir un best-seller. Restons réalistes, réussir dans l’auto-édition est un travail de longue haleine, et le nombre de personnes intéressées par votre livre sera inévitablement modeste au départ.

Ne pas lire les autres

« Les bons artistes copient, les grands artistes volent »  avait écrit Pablo Picasso. Tous les auteurs s’inspirent des idées des autres, se les approprient et les transforment pour en faire leur propre ouvrage. Il ne faut pas se leurrer : nous sommes tous influencés par les autres, et c’est comme ça que s’est construite l’histoire de la pensée occidentale. Même les meilleurs ou les plus connus ont lu leurs contemporains.

Ne pas se former

Nous avons tous besoin d’apprendre. Que ce soit la formation d’une intrigue, la manière d’écrire clairement, ou le marketing de son livre, nous avons tous des lacunes à combler. Acheter un livre ou prendre le temps de suivre une formation est un très bon investissement.

Ne pas savoir pour qui l’on écrit

Lorsque l’on écrit, il faut se représenter son lecteur, l’imaginer dans sa vie quotidienne et comprendre dans quel cadre il va lire votre livre. Comprendre son lecteur, c’est lui offrir le livre qu’il appréciera.

Ne pas construire sa plateforme marketing à l’avance

Faire connaître son livre proprement prend environ un an. Les auteurs qui adoptent un site internet très en avance et qui commencent à recruter des lecteurs ou faire parler d’eux gagnent un temps précieux pour la promotion future de leur livre.

Ne pas construire de mailing liste

La mailing liste est le moyen privilégié pour garder le contact avec vos lecteurs. Un post sur Facebook ne sera visible que par 10% de vos contacts, et lu par 10% d’entre eux, en moyenne. Alors qu’un e-mail est ouvert par 40 % de vos lecteurs en moyenne et 50% d’entre eux cliquent.

Ne pas faire de relecture professionnelle

Guy Kawasaki, auteur non-fiction américain à succès, explique qu’il avait d’abord envisagé de publier son livre « APE » sans l’aide d’un relecteur professionnel, l’ayant déjà bien relu lui-même. Par acquis de conscience, il confia tout de même son manuscrit, à un relecteur qui trouva 1400 erreurs. 1400 … Chacun son métier en conclut Kawasaki, et la relecture est indispensable.

Bâcler sa couverture car l’on est pressé

Après des mois de rédaction, tous les auteurs sont pressés de voir leur livre dans les résultats de recherche sur Amazon. Ce n’est pas une raison pour bâcler sa couverture, qui est le point de contact et de décision numéro 1 de tous les lecteurs. L’idéal ? Faire dessiner sa couverture avant de commencer à écrire, pour l’avoir à l’avance, et coller son récit aux émotions qu’elle véhicule.

Ne pas solliciter le public

A plusieurs, on est plus fort. L’auteur indépendant est très isolé en général. Il ne doit pas hésiter à solliciter son entourage, ses contacts ou une base de lecteurs pour recueillir des remarques. Les sujets où le public est le plus sollicité sont : la couverture, l’histoire ou le résumé, et le récit final.

Ne pas se préoccuper de protéger son texte

On ne plaisante pas avec la propriété intellectuelle. Un auteur consciencieux déposera une copie de son texte à la Bibliothèque Nationale, ou se l’enverra à lui-même par enveloppe Soleau, pour éviter de futurs litiges.

Ne vendre qu’un ebook et pas de format Broché

Sur Amazon, publier un livre au format e-book est beaucoup plus simple qu’au format Broché, où il y a toujours des problèmes de formats et de couvertures. Pourtant, certains genres se vendent beaucoup mieux au format papier qu’au format Kindle. C’est donc un canal à ne pas négliger.

Chercher à utiliser autre chose que Word

Il est tentant d’essayer des logiciels innovants ou à la mode pour rédiger son manuscrit. Mais in fine, la plupart des auteurs finissent par retourner sur Word, qui dispose à la fois d’une simplicité d’utilisation et de capacités immenses. D’autant plus que c’est le format le plus facile à communiquer à vos partenaires, éditeurs, designers, relecteurs etc …

Ne pas travailler sa description de livre

Il est toujours frappant de voir que des écrivains passent plusieurs années à écrire un livre, mais bouclent leur description Amazon ou leur quatrième de couverture en 20 minutes … Ces quelques lignes sont pourtant décisives dans l’expérience d’achat de vos lecteurs. Elles sont à soigner énormément.

Oublier la bio

De même, la biographie d’auteur sur Amazon est très consultée. Les lecteurs aiment savoir à qui ils ont affaire. Il y a quelques règles simples à respecter pour sa biographie : décrire son univers, donner un moyen de contact, rester bref …

Penser que publier amènera des lecteurs

Une des pires choses que font certains auteurs indépendants est de publier et d’attendre que les lecteurs viennent. Ils récoltent sûrement quelques lecteurs, mais n’atteignent jamais leurs ambitions. Publier n’est que la moitié du chemin pour un auteur auto-édité.

Avoir un site web sans possibilité de contact

Je vois beaucoup de sites d’auteurs qui sont de simples vitrines, avec une brève biographie et les titres de l’auteur. Le site d’auteur doit être un outil actif, avec un formulaire de contact, un extrait de livre offert etc …

Perdre son énergie sur tous les réseaux sociaux

En désespoir de lecteurs, certains auteurs publient à tout va sur tous les réseaux sociaux et ouvrent des comptes partout. Facebook, Twitter, Pinterest, Linkedin, Slideshare, YouTube …

Résultat, une vingtaine de fans ou followers sur chaque réseau, et un éparpillement certain. Mieux vaut choisir un réseau social et le travailler à fond.

Ne pas préparer son lancement

La sortie d’un livre se prépare. Les quelques jours qui suivent la publication sur Amazon ou Kobo peuvent avoir un effet d’entrainement et vous faire découvrir auprès de nouveaux lecteurs. Mais il faut préparer son lancement. Quelques idées : organiser un concours auprès de ses lecteurs, préparer une séance dédicace, demander à des amis auteurs de se passer le mot …

Promouvoir seul

Les auteurs auto-édités doivent s’allier pour faire découvrir leurs ouvrages. Le mot d’ordre est de collaborer avec d’autres, et ne pas les voir comme des concurrents. Partagez vos découvertes « indés » et vous verrez que d’autres partageront vos propres livres. Invitez d’autres auteurs sur votre blog, ou relayez les posts sur Facebook. « Aide toi et le ciel t’aidera » écrivait La Fontaine dans la fable du Chartier embourbé.

Avoir peur des commentaires

Les commentaires sont l’outil de progrès numéro 1 des auteurs indépendants. Pourtant, beaucoup en ont peur. Certains vont même jusqu’à les manipuler. Recueillir un commentaire une étoile documenté et argumenté vaut beaucoup plus qu’un faux commentaire cinq étoiles. Apprendre de ses erreurs et s’améliorer est la seule solution pour avoir plus de lecteurs à l’avenir.

S’arrêter au premier livre

Le premier livre ne rencontre pas autant de succès que vous l’auriez souhaité ? Il ne faut pas s’arrêter là. Nombre d’auteurs auto-édités ont montré que le flux de lecteurs récurrents arrivait à partir du troisième livre. Alors, à vos claviers !

 

Je remercie Olivier pour cet article et vous encourage vivement à aller visiter son blog prometteur. Assez récent, ses prochains articles risquent d’être pertinents et ne manqueront pas d’interpeller bon nombre d’auteurs. Le marketing est parfois un mot tabou dans l’univers du livre mais bien indispensable pour qui veut se faire connaître et donc trouver ses lecteurs.

 

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Après un bon moment sans nouvelles ni article, on se retrouve bientôt pour un prochain billet.

 

Denis Vergnaud

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