Amazon : inutile de vendre pour grimper ?

Oyé camarades,

Depuis quelques temps, je me pose des questions. Cela fait plusieurs semaines que quelque chose me trotte dans la tête. Je regarde, je vérifie, j’essaie de comprendre, d’analyser. Je fais des calculs savants, j’émets des hypothèses. Et force est de constater que l’on n’a pas forcément besoin de vendre pour grimper dans le classement des ventes Amazon !

Bon avant toute chose, je vais calmer vos ardeurs. Ce n’est pas totalement vrai. Quoi ?! Comment ?! Je vous ai menti ? Oui mais c’est pour votre bien. Lisez la suite.

Je crois que c’était au mois de novembre. Je m’amusais à regarder le nombre de ventes de mon roman La Sève du Pouvoir comme tous les jours, lorsque j’ai remarqué un fait surprenant. Alors que je n’avais vendu aucun exemplaire depuis plusieurs jours, mon roman venait subitement de grimper dans le classement !

Oui, sans faire la moindre vente !

Et quand je dis grimper, je parle d’un bond de plus d’un millier de places pour la version papier. Oui, quand même.

Ce n’est arrivé qu’une seule fois mais je pense que le plus étrange réside dans la version ebook. Il y a également des fois où mon roman reprend quelques centaines de places d’un jour à l’autre alors qu’aucune vente n’a eu lieu. Je me suis penché sur les pages lues du programme Kindle Unlimited et si certaines remontées peuvent être expliquées par des jours de lecture KU, d’autres restent pour moi des anomalies et un grand mystère.

Est-ce Amazon qui rebooste parfois certains ouvrages ? Est-ce que ces remontées sont dues à la chute d’autres romans ?

Pour cette dernière possibilité, je ne crois pas cela possible. En effet, comment deux romans qui ne font pas de ventes pourraient se croiser ? L’un chutant dans le classement, l’autre remontant par la grâce du Saint Amazon Esprit.

L’algorithme d’Amazon semble bien rôdé et jalousement gardé. Bon, évidemment on sait que vendre nous fera gagner des places et chaque jour sans vente nous promet une belle dégringolade dans les classements de la plate-forme.

Pour prolonger le débat, je me suis pas mal interrogé sur les comment et pourquoi des offres éclair et cie. Faut-il un certain nombre de ventes pour être contacté par Amazon ? Un nombre de commentaires suffisant ? Avoir déjà écrit des livres ayant eu un succès certain ? Un nombre d’étoiles minimum ?

Je pense qu’il y a sans doute un peu de tout ça.

Mais comme pour toute entreprise, qui plus est de cette ampleur, on est en droit de se poser la question de l’impartialité. Que les choses soient claires, je ne jette la pierre à personne et je n’affirme rien. Mais les algorithmes du site regardent-ils vraiment tous les ouvrages ? Examinent-ils tous les produits « du même œil » ? Je connais certains auteurs dont les ouvrages ont un bon nombre de commentaires mais qui n’ont pas toujours le classement, la place qu’ils méritent au vu de leur succès.

Certains parmi vous en savent peut-être (sûrement même) plus que moi à ce propos, dans ce cas je vous invite à éclairer ma lanterne.

Cette question peut alors en rejoindre une seconde.

Est-ce que les autoédités et les maisons d’édition tiennent la même importance dans l’esprit d’Amazon ?

Si les livres publiés à compte d’éditeur restent des valeurs sûres pour les prospects (notre inconscient valide ces ouvrages parce que les sacro-saints éditeurs les ont validés en amont), les indépendants doivent être (ou sont déjà/encore ?) le cheval de bataille des plate-formes comme Amazon ou Kobo. Ce marché qui était auparavant l’apanage des éditeurs s’est ouvert à une « nouvelle espèce ». Nombre d’indés ont acquis une immense notoriété grâce à leurs succès littéraires. Beaucoup s’efforcent à rendre leurs écrits aussi professionnels que possible, rejoignant même la qualité des maisons d’édition.

Mais là où un site comme Amazon n’est qu’un support de vente supplémentaire pour les éditeurs, il est bien davantage pour les autoédités. Il est le trou par lequel se sont engouffrés des centaines, des milliers d’auteurs. De nouvelles plumes prenant leur envol, des textes autrefois laissés à l’abandon dans un tiroir et qui, aujourd’hui, peuvent trouver leur public.

Si j’aborde ce sujet, c’est pour pointer du doigt un détail qui n’est peut-être rien de plus. Après tout, de quoi je me plains ? Grâce à cette « faille », mon roman a pu récupérer quelques places. Mais si cela allait dans l’autre sens ? Perdre plus de places qu’on ne devrait. Je m’inquiète peut-être pour pas grand chose et si mon cas est isolé, je dirai tant mieux. Mais si vous qui lisez ces lignes, vous avez remarqué quelque chose, n’hésitez pas à le partager. Cela n’est peut-être qu’une erreur de jugement de ma part, un paramètre que j’aurai négligé.

Dans le doute, j’ai préféré en parler et livrer mon avis.
Et si jamais j’ai fait fausse route, je vous prierai de me ramener dans le droit chemin.

 

PS : Ah oui, je n’ai pas évoqué Kobo dans la mesure où je n’ai encore rien publié sur leur plate-forme. Si vous avez des commentaires à ce propos, je suis preneur !

1 réflexions sur “Amazon : inutile de vendre pour grimper ?

  1. Je peux te répondre sur les propositions d’offres éclair par Amazon. J’avais lu qu’il fallait réunir certaines conditions :
    – être inscrit à KDP Select
    – avoir une note moyenne de 3
    – avoir au moins 2 commentaires
    – ne pas avoir baissé le prix depuis 4 mois
    – vendre son livre à 2,99 €

    Et je ne serais pas étonné qu’Amazon privilégie ses auteurs indés (qui lui rapportent plus) aux autres.

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