L’auto-édition, un projet solitaire mais pas que !

Oyé camarades,

L’auto-édition est une voie parallèle à l’édition traditionnelle et ses grandes (ou moins grandes) maisons.

Dans ce mode de publication indépendant, l’auteur doit endosser de nombreux costumes et ne plus se cantonner à un « simple » rôle d’écrivain. Il devient alors correcteur, promoteur, vendeur, illustrateur, éditeur et parfois même imprimeur.

Autant de rôles importants qui ne sont pas à prendre à la légère quand on souhaite s’auto-éditer.

Les avantages de ce système : indépendance totale, liberté « artistique », gestion de son temps d’écriture et des dates de publication, liberté sur l’illustration, conservation des droits sur son oeuvre, etc. Et je ne parle même pas du plaisir et de la satisfaction d’avoir créé soi-même son propre livre.

Il y a également quelques inconvénients, il ne faut pas se le cacher : l’ampleur du marketing vis-à-vis des maisons d’édition (et encore, tous les auteurs ne sont pas logés à la même enseigne), la distribution à grande échelle (là encore, avec Amazon, la FNAC et Cie, internet est devenu une plateforme de distribution des plus influentes), et sûrement d’autres inconvénients, ma trop faible expérience m’empêche à l’heure actuelle de pouvoir mesurer l’impact de l’auto-édition au-delà de ces quelques exemples.

Pour ma part, si j’ai choisi l’autoédition, c’est d’un côté pour la liberté (à tout point de vue) et de l’autre, pour ne pas avoir à attendre des mois, voir des années auprès de maisons d’éditions pour savoir si -miracle- mon texte est retenu. On peut considérer ce choix comme de l’impatience. C’est peut-être le cas, ou non. Quoiqu’il en soit, l’auto-édition et les différents sites permettant une publication autonome sont une véritable chance pour tous les écrivains en herbe désireux de faire connaître leurs écrits et pourquoi pas à l’avenir, en vivre ?

Combien d’écrivains reconnus ont d’abord commencé par l’autoédition (Marcel Proust) ? Combien ont été recalé X fois par des éditeurs (J.K.Rowling) ?

Sans prétendre devenir le prochain auteur de best-seller, je pense que chacun est en droit de vouloir le meilleur pour ses écrits.

Malgré tout, un auto-édité doit également être conscient de ses limites. Dans mon cas, j’ai vite compris que mes maigres talents de graphiste ne suffiraient pas pour offrir à mon roman une couverture digne de ce nom. C’est pourquoi j’ai fait appel à Lucas Margolliet, un illustrateur amateur mais ô combien talentueux.
Pour la distribution, outre la mise en vente de mon roman sur Amazon et Kobo de la FNAC, j’ai dans l’idée de me procurer un certain nombre d’exemplaires papiers afin de pouvoir les vendre « en direct » à travers des salons à travers la France.

Malheureusement et même si j’en suis l’auteur, il faudra que je les achète (à prix réduit), que je réserve un emplacement dans les salons. Peut-être aussi créer des flyers, des marque-pages personnalisés, des affiches, bref vous voyez ce que je veux dire.
Cela fait un moment que j’entends parler des sites participatifs tels que MyMajorCompany, Ulule, KickStarter, etc. Et je vous avoue que je suis assez hésitant quant au fait de m’y inscrire pour demander une participation à des tiers.

  • Qui suis-je pour « réclamer » de l’argent ?
  • En quoi suis-je légitime ?
  • Est-ce que ces plateformes de dons sont vraiment faites pour les auteurs ?
  • Est-ce que ça marchera pour moi ?

Bref autant de questions que je me pose et dont les réponses me sont encore incertaines.

C’est pourquoi je me tourne vers vous, oui toi, et toi, et toi aussi là. Toi qui lis ces lignes (ce gros pavé oui), je me tourne vers toi pour te poser cette question :

Est-ce qu’une campagne de don pour m’aider dans mon projet d’autoédition vous semble intéressant, judicieux, envisageable ? Et si oui, êtres-vous prêt à faire partie de mon aventure ?

Voilà, j’espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce gros tas de texte (mais si vous êtes ici, c’est parce que vous aimez lire des livres, largement plus longs que cet humble post).
J’attends vos retours avec impatience et sur ce, bonne journée à tous ! 🙂

8 réflexions sur “L’auto-édition, un projet solitaire mais pas que !

  1. Je ne réponds pas au sondage car il me semble qu’il y a une confusion entre une campagne de dons et le financement participatif. Dans le cas du financement, l’avance n’est pas gratuite car elle implique un retour : un livre, une carte, un geste quelconque en échange de l’argent avancé.

    1. Bonjour et merci d’avoir pris la peine de répondre Céline 🙂

      En effet, j’ai peut-être oublié de mentionner quelques détails importants dans mon introduction. À vrai dire, tout ceci n’est encore qu’une idée, je ne me suis pas encore décidé sur la marche à suivre dans mon cas.

      Quoiqu’il en soit, je parlais effectivement de financement participatif, une contrepartie me semble somme toute logique dans la mesure où les contributeurs « mettent du leur » dans le projet.

      Ma question était plutôt pour savoir si les personnes qui me suivent et mon entourage (réel et « virtuel ») trouvaient ce système judicieux 🙂

  2. Dommage qu’on ne puisse pas expliquer son choix dans ton questionnaire.
    Moi aussi, je suis en train de me poser toutes ces questions. Je crois qu’un projet de financement participatif doit être pensé longtemps à l’avance, bien planifié. Je crois qu’il est intéressant d’utiliser cet outil comme une sorte de souscription : les contreparties sont les objets financés. Après, pour la légitimité de l’utilisation de la plateforme, tout dépend du projet, de son originalité. Et c’est cela aussi qui déterminera son succès.
    En vérité, je ne suis pas vraiment sans avis, c’est juste qu’on en sait pas suffisamment sur le projet en question.

    1. Bonjour Jérôme, merci d’avoir pris le temps de répondre !

      Comme je l’ai dit, cette idée m’a traversé l’esprit et pour l’heure, rien n’est encore décidé. Disons que c’est quelque chose que je garde dans un coin de ma tête et que je verrai dans l’avenir si je l’applique à mon projet ou non. Je verrai bien comment avancent les choses 🙂

      Quoiqu’il en soit et comme je l’ai dit à Céline, des contreparties sont évidemment quelque chose d’indispensable dans ce type de financement.

  3. Il me semble qu’aujourd’hui il y a d’autres alternatives au principe cher à ulule et kickstarter.
    Je pense notamment à patreon/tipee.
    Avantage de ces derniers: chacun donne ce qu’il veut, arrête de donner quand il veut, et cela ne remet pas en cause le projet de l’artiste. Évidemment, il faut un projet à long terme, et prévoir des contreparties.
    Mon avis: écrire des nouvelles autour de ton roman et les partager aux mécènes qui accepteront de te soutenir via tipee (site francophone apparemment fondé par les fondateurs de mymajorcompany, paraît il) ou patreon (anglophone, avec des volumes de mécénat encore plus significatifs).
    Cela te permettra d’attirer potentiellement de nouveaux fans et donc, in fine, d’avoir plus de chance de réussir un projet ulule pour financer les coûts de l’impression papier.
    C’est un peu mon projet sur mon prochain roman de fantasy.

    1. Merci pour les conseils Pascal ! 🙂

      L’idée de nouvelles autour de mon roman est des plus judicieuses en effet, je pense faire quelque chose dans ce genre là.

      A bientôt !
      Denis

  4. Coucou Denis !
    Hé hé hé, il y a une certaine barre de partages que je reconnais sur ton site. 😉
    Pour te répondre plus en détail, comme la première intervenante, je trouve que ton projet n’est pas assez précis en l’état et que « tel quel », je dirais « non ».
    Après, s’il y avait
    * des extraits de tes textes (je n’ai encore rien lu de toi, personnellement)
    * des contreparties intéressantes
    * un projet derrière tout ça
    … alors oui, ce serait envisageable.

    Bon courage !

    1. Salut Nathalie 🙂

      Merci pour tes conseils, j’en prends bonne note !

      Pour ce qui est de lire un extrait de mon roman, voilà le lien vers le prologue Extrait Prologue

      Bonne lecture et à bientôt 🙂
      Denis

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