David Gemmell

Oyé camarades,

 

Après quelques semaines sans nouvelles, me revoilà avec un article plein de symbolisme.

 

Vous vous en doutez, je suis un lecteur passionné de fantasy et tout ce qui s’y rattache. Il y a des auteurs qui m’ont donné envie de me lancer dans l’écriture comme Tolkien, d’autres qui m’ont permis de m’éloigner du manichéisme comme Martin et d’autres encore m’ont inspiré des personnages et des situations comme Gemmell.

 

Si je devais ne retenir qu’un seul auteur, ce serait certainement David Gemmell.

 

Après le Seigneur des Anneaux, le premier livre de fantasy à être passé entre mes mains fut son roman Waylander. Et je dois dire que cette histoire continue de m’inspirer aujourd’hui. Je découvrais alors un héros qui n’en était pas vraiment un. Un vieux mercenaire désabusé et que la vie n’a pas gâté. Un guerrier féroce et sans pitié qui, grâce à une rencontre, va voir son existence bouleversée et être amené à sauver un pays qu’il avait fini par ne plus aimer.

 

Waylander est un exemple de personnage qui revient très fréquemment chez Gemmell, voire à chacun de ses romans : le vieux guerrier qui doit reprendre du service et combattre le mal. En découvrant ce personnage, j’ai été immédiatement séduit.

 

Waylander

Waylander

 

Mais ce n’est pas la seule chose que j’apprécie dans ses histoires. Sa plume, sa manière de raconter, directe, sans fioriture. L’une des principales qualités de Gemmell était notamment le style de ses scènes de combat, narrées avec précision et réalisme. Mais au-delà de l’action et des péripéties, David Gemmell savait aussi aborder des thèmes forts comme la liberté, la vie, la mort, le destin ou l’espoir. Ses personnages se questionnent souvent sur leur condition et remettent parfois en doute leur façon de voir le monde. Gemmell nous dépeint des personnages humains, avec des défauts, des vices, des peurs, des regrets et l’on ne peut dès lors pas rester indifférent à leur histoire.

 

 

Dans son cycle Drenaï, l’univers fantasy que David Gemmell décrit est un monde hostile, ressemblant peu ou prou à notre moyen-âge. Il y a également des éléments plus fantastiques comme les démons (vivant dans une dimension parallèle) ou le chamanisme. La magie est très peu présente et est toujours décrite comme quelque chose d’inexpliqué et de très obscur pour les humains. Très peu en font usage, mais la plupart croient en son existence. Il s’agit plutôt d’une magie ‘naturelle’. On ressent à la lecture toute l’étrangeté et tout le mysticisme entourant le surnaturel de cet univers. Gemmell nous montre à plusieurs reprises la pratique de magie (ou plutôt de sorcellerie), nous mettant par moment mal à l’aise.

 

Si vous aimez les histoires épiques, avec de l’action (Gemmell n’a pas peur de parler de sang et de mort), un univers sombre et surnaturel, des quêtes en apparence impossibles, de grandes batailles et des personnages entiers et humains, alors je ne saurai trop vous conseiller de découvrir cet auteur fantastique.

 

Malheureusement, David Gemmell s’est éteint en 2006 d’une crise cardiaque, emportant avec lui sa plume si caractéristique et ses héros d’un autre temps.

 

the_fortress_of_dros_delnoch_-_gerard_mileySi j’ai décidé de vous en parler, c’est parce que la maison d’édition Bragelonne célèbre David Gemmell durant tout le mois d’octobre avec notamment des versions collectors de ses trois romans phares : Waylander donc, Druss et Le Roi sur le Seuil. Trois romans qui sont depuis des années à une bonne place dans ma bibliothèque.

 

J’espère vous avoir donné envie de découvrir cet auteur, dites-moi dans les commentaires si vous avez déjà lu l’un de ses romans et ce que vous en avez pensé.

 

Petit article court, mais j’avais envie de vous le partager !

 

Je reviens prochainement avec un nouveau billet à vous partager. Une nouvelle série d’articles qui, je l’espère, vous plairont.

 

Denis Vergnaud.

 

2 réflexions sur “David Gemmell

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