Le meilleur éditeur de carte fantasy

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Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’ai toujours apprécié les cartes dans les romans. Elles permettent de se situer dans un univers complet et détaillé et ainsi de suivre plus facilement les déplacements des différents personnages.
Après avoir longtemps utilisé Gimp, sur lequel j’ai fait 2 tutoriels avant d’abandonner la 3ème partie, faute de temps ; après avoir testé d’autres logiciels tels que Campaign Cartographer 3 ou AutoRealm. Je croyais avoir enfin trouvé l’outil ultime, l’éditeur avec lequel je pourrais façonner et coucher sur ‘papier’ les contours géographiques de mon univers.

Inkarnate, l’éditeur de carte presque-parfait

Il y a quelques mois, j’ai découvert Inkarnate par l’intermédiaire du comparse Stéphane Arnier sur Twitter. Intrigué, j’ai voulu me faire ma propre idée sur la bête.

https://inkarnate.com

Tout d’abord, vous devez savoir qu’Inkarnate est un peu différent des autres logiciels du genre et que ce n’est pas le meilleur logiciel (il arrive juste après 😉 ). Pourquoi ? Parce qu’il est on-line. Une fois inscrit, vous pouvez aussitôt commencer à créer votre carte avec pas mal d’outils. Le graphisme est particulièrement léché et quand j’ai commencé à le tester, je me suis dit « ah oui, quand même ! ». Après quelques bidouillages et décryptage des termes techniques (oui, tout en anglais), j’ai réussi à obtenir quelque chose comme ça :

éditeur inkarnate
Un aperçu du rendu ainsi que de l’interface de création.

Honnêtement, j’étais plutôt content du rendu mais plusieurs choses m’empêchaient d’être pleinement satisfait :

  • Le fait que Inkarnate nécessite impérativement une connexion internet
  • Le fait que le site ait tendance à « ramer » pour chaque chargement (je l’ai testé sur un ordinateur connecté à la fibre donc…)
  • Le nombre limité de palettes, de brosses et globalement d’options en mode « gratuit »…
  • … et donc, vous l’aurez compris, le fait que Inkarnate nécessite un compte premium pour utiliser toutes ses fonctionnalités, sans compter qu’il s’agit d’abonnement mensuel/annuel et pas d’un paiement unique
  • si l’on utilise que le mode gratuit, aucune utilisation commerciale des cartes créées n’est autorisée

Ce dernier point à lui seul a, dès lors, suffi à me faire oublier Inkarnate.

À ce moment là, j’ai commencé à me demander s’il existait vraiment un éditeur capable de répondre à toutes mes attentes :

  • Stable et offline
  • Complet, évolutif et spécialisé pour les cartes
  • Gratuit ou en paiement unique, absolument pas d’abonnement
  • Permettant d’utiliser commercialement mes créations

J’ai fini par comprendre que je devais me tourner vers des programmes anglophones, me rendant à l’évidence que dans le monde francophone, il n’existait rien de ce genre. De là à faire le lien avec le fait que le genre fantasy soit adoré en Angleterre/Etats-Unis et relégué au second plan en France, il n’y avait qu’un pas…

Wonderdraft, l’éditeur des merveilles

C’est là que j’ai découvert Wonderdraft. Ce nom ne me disait rien. Je n’en avais jamais entendu parler. Pourtant, je cherchais un éditeur de cartes fantasy depuis au moins 4-5 ans. Quels furent ma surprise et mon enthousiasme en découvrant peu à peu cet outil fabuleux. Oui, il faut appeler un chat un chat. Tout ce que vous voulez faire sur une carte, Wonderdraft peut le faire.

https://www.wonderdraft.net

Il cochait toutes les cases :

  • Téléchargeable et donc utilisable hors connexion
  • Mis à jour régulièrement et spécialement conçu pour la création de cartes
  • Payant en une fois (29$, comptez quelques €uros en moins)
  • Permettant l’utilisation commerciale des créations

Son seul défaut serait peut-être la configuration minimale requise pour votre PC. En effet, la bête est costaude et votre ordinateur devra avoir les reins solides.

Mais comme des images valent mieux que mille mots, voici une petite vidéo de présentation qui vous donnera un aperçu des fonctionnalités.

Wonderdraft fait tout, tout ai-je dit ! 😉

Alors ? Convaincus ?

Là, vous allez me dire « Oui, Denis, c’est bien joli une démo réalisée par les créateurs mais on veut du concret ! Du réel ! »

OK, pas de problème. Je n’ai évidemment pas pu attendre pour tester. Voilà un aperçu de ce que j’ai pu faire avec Wonderdraft :

éditeur wd1
Le dessin des côtes est vraiment intuitif.
Les continents aux côtes toutes droites, les angles droits… c’est terminé tout ça !
éditeur wd2
Fonctionnant avec un système de calques, si vous voulez effacer des arbres et qu’ils se trouvent sur une montagne… eh bien, les arbres seront gommés mais pas les reliefs.
Et inversement. Ergonomique !
éditeur wd3
L’ajout des cours d’eau et autres rivières est très bien pensé,
gommant automatiquement le bord de côte où arrive la rivière.
Vous avez dit « pratique » ?

Pour rappel, voilà le rendu du même continent que j’avais obtenu sur Gimp.

gimp
C’est … différent.

Et si vous pensez que Wonderdraft est sympa mais que le rendu ne fait plus aussi « parchemin », sachez que dans mon exemple j’ai choisi des teintes naturelles mais qu’il est tout à fait possible de choisir des tons plus jaunâtres comme ci-dessus. Libre à vous de faire comme bon vous semble.

« Un atout indispensable pour dessiner des maps. »

Sachez qu’il existe un grand nombre de vidéos tutoriel sur Youtube montrant comment se servir de Wonderdraft. Je vous laisse les dénicher 😉 Mais très vite, vous vous rendrez compte de la quantité astronomique de possibilités. Quand je l’ai découvert, mon âme de cartographe et d’auteur fut comblée.

Derrière Wonderdraft, se cache autre chose…

Plus encore en apprenant l’existence d’un autre programme, plus léger celui-ci et pouvant être utilisé en parallèle de Wonderdraft : le générateur de cités médieval fantasy de Watabou.

Programme en ligne, il permet de générer de façon aléatoire des plans de cités 2D personnalisables pouvant ensuite être exportés… (et là, vous voyez où je veux en venir)… notamment vers Wonderdraft ! Petite démo en vidéo de l’excellent Icarus Games :

Des mondes imaginaires à l’infini

Le gros avantage de Wonderdraft est aussi sa communauté, regroupée sur des forums notamment sur celui de Cartography Assets. Ses membres partagent des astuces, leurs créations mais aussi ce qu’on appelle des « assets » (= des ressources, avoirs, des ajouts) téléchargeables et pouvant être implémentés dans le logiciel afin de l’améliorer toujours plus et ainsi inventer de nouvelles cartes encore plus détaillées.

Ne les cherchez pas, j’ai fait le job pour vous. Je sais je suis génial :

Avec tous ces éléments, vous avez toutes les cartes en main pour réaliser la carte de vos rêves. Sur internet, on trouve beaucoup d’articles où l’on parle d’éditeurs de cartes gratuits et faciles d’utilisation. Mais en vérité (et j’ai fini par le comprendre), si vous recherchez avant tout de la qualité et un éditeur complet, conçu réellement pour réaliser des cartes et évolutif, il faudra passer à la caisse. Et franchement, 26€ pour pouvoir utiliser aussi longtemps que vous le voudrez Wonderdraft, je pense que le produit est vite rentabilisé 😉

J’espère que cet article vous aura plu, si c’est le cas, n’hésitez pas à donner votre avis en commentaire et à le partager autour de vous et sur les réseaux.

Avant de vous laisser, voici en guise de bonus, une liste non exhaustive d’autres logiciels que j’ai dénichés lors de mes recherches.

À vos souris, cartographes !

Éditeurs gratuits de cartes fantasy :

Éditeurs payants de cartes Fantasy :

Edit : si l’anglais ne vous fait pas peur et que vous voulez voir le travail d’autres cartographes amateurs sur WonderDraft, je vous conseille le Reddit dédié : https://www.reddit.com/r/wonderdraft


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Denis Vergnaud

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