[Critique] Alice et le Crédit Solidaire

Oyé camarades,

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de l’ouvrage d’un auteur auto-édité (tiens, tiens…). J’ai nommé Jérémie Lebrunet.

Mais sans attendre, voici déjà le synopsis de cette nouvelle Alice et le Crédit Solidaire :

Paris, 2027. Le monde d’Alice Ardois s’écroule le jour où son mari journaliste meurt dans un accident suspect. Il menait des investigations sur le Crédit Solidaire, une banque aux activités louches. L’enquête de police piétine et Alice n’a plus qu’une idée en tête : faire payer les coupables.
C’est alors qu’on lui fournit le contact de hackers…

Un résumé court, sobre et efficace.

Très vite, l’auteur nous amène dans le quotidien de l’héroïne Alice. On découvre le background de l’histoire : l’ONG dans laquelle travaille Alice, ses collègues mais aussi le caractère de la jeune femme.

Et puis les péripéties commencent. Comme je l’ai dit plus haut, il s’agit d’une nouvelle. Fort de ses 11.000 mots (soit 54 pages au format papier), ce format d’écriture incite l’auteur à nous plonger vite dans le bain du récit et il le fait plutôt bien ! On ne perd pas de temps en scènes superflues, l’intrigue s’épaissit au fil des pages et ce qui était au départ une enquête classique de thriller devient peu à peu plus complexe.

Le style est fluide, on sent que l’auteur a fait des recherches sur les différents aspectes « techniques » abordés dans l’histoire. C’est clairement un point fort car parler de l’Antarctique (des lois qui régissent ce continent particulier) ou de piratage informatique sans s’être renseigné au préalable, cela se serait vu.

Autre point fort de cet ouvrage : les annexes.

À la fin de la nouvelle, Jérémie Lebrunet nous invite à découvrir le processus de création de son texte. Comment l’idée lui est venue, comment il l’a amélioré, autant de questions (et de réponses) auxquelles tout écrivain en herbe rêve d’en apprendre plus. Ce côté confidence et proche des lecteurs est vraiment une bonne idée et je salue Jérémie pour cette initiative. jeremie

En lisant cette nouvelle, j’ai eu simplement trois regrets :

  • l’histoire se déroule en 2027, pourtant je ne me suis jamais vraiment senti dans le « futur ». Alors évidemment, je ne m’attendais pas non plus à voir des voitures volantes mais quelques références à une technologie un peu plus avancée ou des références temporelles d’événements futurs auraient permis d’amener encore un peu plus de profondeur à l’histoire. Mais cela ne freine en rien la lecture.
  • j’aurai aimé en apprendre plus sur les personnages (notamment ce Nate ou encore Isaac), même si le fait qu’il s’agisse d’une nouvelle oblige l’auteur à ne pas trop s’arrêter sur les descriptions au profit de l’action.
  • quant au dernier point… ce n’est pas vraiment un regret mais plutôt une déception : que se passe-t-il après ? ^^ en voyant le mot FIN, je me suis dit « Nan ! Je veux la suite ! » Ce dénouement n’en est pas vraiment un. Avec du recul, je pense que l’effet escompté par l’auteur est atteint : amener le lecteur à s’interroger, se demander comment cela peut bien continuer/finir.

Quoiqu’il en soit cette fin énigmatique m’a donné envie de découvrir davantage les textes de l’auteur et nul doute que je me laisserai tenter par un autre de ses textes, notamment son premier roman en cours d’écriture !

Je recommande donc vivement cette nouvelle. Ce n’est pas long à lire, c’est intriguant, bien écrit et on en redemande !

Si l’actualité de Jérémie Lebrunet vous intéresse, voici quelques liens ! Et n’hésitez pas à laisser un commentaire sur Amazon si l’un de ses ouvrages (ou plusieurs même :p ) vous a plu ! 😉

Son blog : Destination Futur !
Son twitter : @JérémieLebrunet
Son facebook : Page auteur Destination Futur

Pour vous procurer Alice et le Crédit Solaire, cliquez ici !

Denis Vergnaud

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2 Commentaires

  1. Salut Denis,
    Tout d’abord, je te remercie d’avoir pris le temps de faire un article à propos de ma nouvelle 🙂
    Comme tu le dis, le format est court, c’est un avantage pour entrer direct dans le vif de l’intrigue. D’autant qu’il y a effectivement un background assez important à amener sur l’Antarctique et l’ONG, tout en évitant l’écueil du cours de géo-politique 😉
    Ne pas beaucoup développer l’aspect « technologies et évènements futuristes » était volontaire. J’ai estimé qu’une surabondance risquerait de faire un peu artificiel, un peu forcé, genre : « Eh, regardez ce gadget, on est bien 10 ans dans le futur ».
    Quant à la fin, difficile de te répondre sans la dévoiler à de futurs lecteurs qui passeraient par ici. Disons qu’elle est intimement liée à la personnalité d’Alice et que le but est d’inciter le lecteur à se demander ce qu’il ferait à la place d’Alice. De plus, ça me laisse la possibilité d’un épisode 2…
    Content que l’annexe sur le processus de création du texte t’ait plu, mon intention était vraiment de partager sa genèse 🙂
    A bientôt,
    Jérémie

  2. Salut Jérémie 🙂

    Désolé ton commentaire s’était glissé dans les indésirables sans que j’en sois notifié :/

    Ton argument à propos des technologies est tout à fait compréhensible et je conçois que ça aurait pu faire « gadget ». Quoiqu’il en soit, l’histoire n’en pâtit pas et c’est le plus important 😉

    Bon courage pour tes prochains écrits !

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