Un petit pas pour l’homme…

Oyé camarades !

Vous connaissez tous cette phrase mythique gravée dans l’Histoire.

Il y a 10 jours se terminait le NaNoWriMo dont je vous ai fait mon bilan il y a peu… ( ICI ). J’avais conclu par une interrogation : et alors ce roman, il a bien avancé ?

Pour ceux qui me suivent sur ma page Facebook, il s’agit d’un secret de polichinelle mais afin de l’annoncer de manière officielle : OUI, mon roman a avancé et même mieux ! Le premier jet est achevé et ce, depuis le 1er décembre !

Champagne !

Joie !

Allégresse !

Après avoir mis le point final de ce premier jet, j’ai là encore entamé la danse de la joie dans mon appart. Je m’étais fixé comme objectif de terminer la version 1 de mon roman avant 2016. Et c’est donc chose faite.

Mais atteindre ce premier objectif n’a pas été sans heurt. Laissez-moi vous raconter une petite histoire… (nan ? ben je vous la raconte quand même).

Pendant des années, l’idée de ce livre me trottait dans la tête. J’avais la ferme intention d’y parvenir. Je me disais « tu vas l’écrire ce bouquin ouais, t’en es capable. » et durant tout ce temps, j’en étais sûr, en mon for intérieur j’étais certain qu’un jour, j’écrirai mon propre livre.

Et ? Que dalle.

Lorsque mon niveau de motivation arrivait à son paroxysme, je décidais à me lancer dans cette folle aventure de commencer mon roman. J’entamais le prologue, j’écrivais quelques pages… je regardais ce que j’avais écrit « wow c’est classe, ça en jette ! Allez petite pause méritée et j’entame le chapitre 1 bientôt ! ».

Autant vous dire que ce « bientôt » se transformait toujours en « jamais ». Au cours de ces dernières années où l’idée d’un roman se baladait dans ma tête, la procrastination était devenue ma fidèle compagne (qui a dit que j’ai toujours été comme ça ? qui a dit ça ?!! qu’il se dénonce !). Je pourrais vous montrer tous mes carnets de notes, ah ça, j’étais assez balèze pour prendre des notes à propos de mon roman. Mon appart regorge de cahiers, de petits blocs notes remplis d’idées plus ou moins farfelues.

Mais aujourd’hui, je peux vous l’avouer : toutes ces notes n’ont été qu’une barrière que je me fixais pour ne pas sauter le pas.

Je me disais sans cesse « C’est pas mal mais faut encore rajouter des détails, je veux que tout soit parfait avant d’entamer l’écriture ! La chronologie, la carte, les races, les caractères détaillés de tous les personnages, leurs passés. »

Et bla. Et bla. Et bla.

Et puis le 31 décembre dernier, alors que je m’empiffrais d’amuse-gueules et que je descendais ma flûte de champagne, j’ai décidé de prendre une résolution.

Oui, je sais. Mais pas ce genre de résolution à la noix que personne ne tient plus de 2 semaines.

À ce moment, je venais de quitter mon dernier boulot et je ne savais plus vraiment à quoi me raccrocher (sniff le moment émouvant). Et puis j’ai repensé à mon bouquin (qui, concrètement, n’existait même pas en fait) et je me suis dit « Tu vas l’ECRIRE ce foutu livre ! ». Après avoir signé un pacte imaginaire avec moi-même, je me suis laissé quelques jours/semaines (je ne sais plus trop) pour laisser mûrir l’idée, le scénario grossier. Je me suis acheté un carnet de notes (ENCORE oui, je souffre peut-être d’une maladie du style carnetophilie nan ?) et j’ai donc commencé à entrer dans le vif du sujet.

Dès le départ, je me suis fixé des règles et des limites. Mon objectif était alors clair.

  • boucler le scénario et le plan avant le mois de Mai
  • attaquer l’écriture en Mai
  • achever le premier jet pour Noël 2015

Je me laissais suffisamment de temps pour construire l’intrigue, j’étais désireux d’avoir une histoire capable de tenir la route et offrant assez de choses pour que le tout fonctionne. Et donc après pas mal de soirées studieuses… j’ai réussi la première étape et fini mon plan fin Avril.

Il fallait maintenant passer à l’étape 2. Celle que je redoutais depuis des temps immémoriaux et face à laquelle je me retrouvais.

Peu de temps après avoir débuté l’écriture, j’ai découvert l’existence du NaNoWriMo. Et je dois dire que ça a été plus que bénéfique. En Juin, totalement en marge du véritable défi nanotesque de novembre, je me suis lancé à moi-même le défi de faire le plus de mots possibles dans mon roman en 30 jours, histoire de voir…

Grâce à ce surplus de motivation, j’ai appris à réguler mes séances d’écriture et à mieux me connaître moi et mon « style ».

Je sais désormais combien je fais de mots par heure et combien je peux cracher en me poussant au maximum.
Je sais combien de temps je peux tenir en écrivant.
Je sais que je n’arrive pas à écrire sans une bonne musique dans les oreilles.

Par la suite, juillet, août et septembre n’ont pas été des plus fructueux. Entre la plage, les amis, les soirées etc… peu de place pour l’écriture. Et puis en Octobre, au détour d’une discussion avec un pote, ce dernier me tînt à peu près ce langage :

« Et ton roman ? T’en es où ? »

Et tel un enfant innocent surpris sur le fait, j’ai répondu maladroitement un :

« J’ai pas trop avancé ces derniers temps, tu sais… beaucoup de choses à faire, tu sais… bah !! tu sais… »

Et là je me suis souvenu de mon pacte imaginaire « Pour Noël, mec ! Pour Noël ! »

Il fallait donc remédier à cette flemmingite aiguë (certainement due au fait que j’arrivais à une scène de mon roman qui ne me donnait clairement pas envie de l’écrire), je me suis donné un bon coup de pied imaginaire et j’ai repris le boulot en avalant 15.000 mots en octobre (ce qui était mon objectif officieux lors de ce bon coup de pied imaginaire).

Puis il y a eu le NaNoWriMo, le VRAI et vous connaissez la suite.

 Et donc au final, ça donne quoi ?

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Le screenshot d’un gars fier

Le premier jet est terminé avec un total de 300 pages et plus de 98.000 mots. Il m’aura fallu 6 mois et 4 jours pour l’écrire (je ne compte pas le plan qui m’a pris 2-3 mois en discontinu).

Et maintenant ?

Depuis le 1er décembre (date où j’ai bouclé la version 1), je me suis octroyé 15 jours de repos pour prendre du recul sur mon texte et pouvoir y revenir avec un œil tout neuf ou du moins plus frais. J’en ai profité pour reprendre les rênes de ce blog (j’aimerais conserver une certaine régularité dans mes billets et en poster 1 par semaine, ce qui me semble raisonnable). J’en ai aussi profité pour ressortir du fin fond de mon disque dur 2 nouvelles policières que j’avais écrites il y a plus de 2 ans. J’en ai déjà corrigé une et l’ai posté sur le site Scribay (clique là si tu veux la lire ). La seconde ne saurait tarder à être publiée. Je vous parlerai plus en détails de ce site dans un prochain billet.

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Ouh le joli pavé à relire ! *joie*

Concernant mon roman donc, je compte débuter la phase de relecture dès la semaine prochaine. J’ai imprimé une version papier histoire d’avoir un support plus agréable pour la lecture et pour faciliter la prise de notes.

Je vous avais promis un planning des mois à venir, le voici donc :

  • Phase de relecture et correction = jusqu’à fin Janvier/mi-Février maximum
  • Phase de bêta-lecture = jusqu’à fin Mars maximum
  • Phase de correction (2) = jusqu’à début Mai maximum

Pour la suite, je ne veux pas donner de dates précises mais s’en suivra la phase de publication (via KDP et CreateSpace, je vous en dirai plus en temps voulu). Et en parallèle, j’aurai très certainement l’illustration de couverture à vous montrer (en cours de réalisation par un graphiste).

Tout cela devrait mener à la sortie du roman courant 2016, pour une date plus précise, il faudra attendre encore un peu 😉

Et pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un petit résumé de l’intrigue de La Sève du Pouvoir.

Le royaume d’Arcalie pleure son général. Alors que le pays réapprend à vivre libéré du joug des puissants Atraqses, cette mort inquiète le roi et ses proches. Qui est l’auteur de ce crime ? Un nom resurgi du passé est sur toutes les lèvres : Rokran dit le Titan.

Au même moment, Beryn, un jeune chasseur au franc parler, décide de poursuivre les mercenaires qui ont attaqué son village et capturé celle pour qui son cœur bat. Sur sa route, il va croiser un vieux tailleur de pierre aigri et drogué du nom d’Isan.

Ensemble, ils vont arpenter un monde que l’un ne connaît pas et que l’autre ne reconnaît plus.
Et chacun va découvrir ce qu’est la vraie sève du pouvoir …

J’espère vous avoir donné envie de continuer l’aventure avec moi, si tel est le cas je vous dis donc à bientôt pour de nouveaux articles, chers compagnons de route.

Mais c’est déjà un grand pas pour le jeune auteur que je suis.

Un Voyageur.

Denis Vergnaud

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