[Critique] La Voie de la Colère

Oyé camarades !

Avant toute chose, je vous souhaite une bonne année. Je ne sais pas si vous avez pris de bonnes résolutions pour cette nouvelle année mais pour ma part, il se trouve que oui. Deux même !

Mais j’ai pour habitude de ne pas les révéler avant qu’elles ne se produisent (c’est bête hein ?). Pour autant, si vous avez lu mes précédents articles, vous devriez en démasquer une assez facilement :p

Pour ce premier billet 2016, j’ai décidé de vous parler d’un roman que j’ai lu et terminé il y a un peu moins d’un an. Et pour être plus précis, c’est même le dernier bouquin que j’ai lu à ce jour.

Aujourd’hui je vais donc vous parler de…

La Voie de la Colère d’Antoine Rouaud.

De quoi ça parle ? Je vous laisse vous faire une petite idée avec la quatrième de couverture :

Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une taverne.

C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.

Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.

C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont soudain surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.

Couverture du grand format

Ce que j’en ai pensé.

Vous vous doutez bien que si je prends la peine de vous pondre un article sur ce roman, c’est parce qu’il m’a plu. Et vous aurez raison !

Mais je vais essayer de rester objectif …

L’histoire se passe dans un monde fantastique où régna durant des générations un Empire avant qu’il ne soit renversé et cède sa place à une jeune République. Pour le fan de Star Wars que je suis, cette histoire d’empire et de république ça me disait quelque chose… (si vous connaissez SW, vous voyez de quoi je parle). Mais parler de république dans un univers fantasy, j’ai trouvé l’idée originale. On parle souvent de royaume, d’empire, de clans mais une république ? Rarement, en tout cas je n’en avais jamais vu ailleurs avant.

On suit donc cette jeune historienne du nom de Viola qui retrouve la trace de Dun Cadal, l’ancien général de l’Empire déchu, une légende vivante mais mal en point.

Je dois avouer que j’ai toujours eu un faible pour les vieux guerriers complètement blasés de la vie et qui doivent revenir sur le devant de la scène pour une ultime aventure.

La jeune femme recherche le général dans le but de retrouver l’Epée de l’Empereur. Je ne vous dévoile pas le pourquoi du comment mais cela va donc amener Dun-Cadal à se replonger dans ses vieux souvenirs pour éclairer la lanterne de Viola.

On a donc droit à une première partie de roman presque entièrement faite de flashbacks. On y retrouve le général à l’apogée de sa gloire, tandis que l’Empire doit se défaire de groupes rebelles (Star Wars… :p ).

C’est alors qu’il fait la connaissance d’un gamin prénommé Grenouille (ouais le nom c’est loin d’être très classe, je vous l’accorde). Un ado au caractère bien trempé qui va apporter de bonnes et de moins bonnes choses à Dun Cadal. On suit alors leur relation au fil du temps grâce à quelques ellipses temporelles qui donnent à chaque fois un bon coup de boost à l’histoire et nous empêche de nous endormir.

On voyage à travers le temps avec Dun-Cadal.

La seconde partie du roman fait pour moi toute la différence. L’histoire redémarre au début de l’intrigue mais d’un point de vue différent. À la manière du Trône de Fer et de ses chapitres dédiés chacun à un personnage, Antoine Rouaud nous montre l’autre côté du miroir en nous mettant dans la peau d’un autre personnage.

Version tchèque, stylée pas vrai ?

Grâce à ce changement de regard, tous les mystères et les questions que l’on pouvait se poser après la première partie sont révélés les uns après les autres dans la seconde. Et qu’est-ce que c’est génial ! Personnellement j’ai adoré cette idée.

Puis le récit accélère et tous les maillons de l’histoire se rejoignent. On revient alors au présent pour un final haletant avec des combats, des révélations et de l’émotion.

Le roman se termine sur un petit goût de frustration. On a envie de savoir la suite. On en veut encore un peu plus et le prochain tome promet de belles choses même si j’avoue ne pas avoir du tout d’idée sur la trame.

Concernant l’univers à proprement parlé, j’ai adoré la « magie » sous la forme que l’auteur lui a donné : le Souffle. Là aussi, cela me rappelle Star Wars et la « Force ». Ceux qui réussissent à user du Souffle sont de grands combattants, capables d’affronter des ennemis bien supérieurs en nombre, voir même des créatures terrifiantes et très puissantes (vous saurez de quoi je parle en le lisant :p ).

Pour conclure, j’ajouterai que j’ai énormément aimé ce livre. C’est le premier roman de l’auteur et même si le squelette de l’intrigue est plutôt classique (vieux guerrier, jeune disciple, enjeux politiques, etc..), il parvient à s’en extirper en saupoudrant son récit de nouveautés tant sur le fond (Le Souffle, le Livre et l’Epée, une République, etc…) que sur la forme (scindé en 2 parties de 2 points de vue distincts).

En clair, c’est un très bon roman de fantasy, assez sombre, mêlant la politique d’une nation entière au destin d’une gloire du passé et d’un gamin hors du commun. Mais je n’en dis pas davantage…

Le reste, c’est à vous de le découvrir si mon petit speech vous a accroché 😉

Si vous voulez vous le procurer c’est par ici : Le livre et l’épee 1 : la voie de la colère

Voilà donc ma première critique. N’hésitez pas à me dire en commentaire ou sur les réseaux sociaux si ça vous a plu (ou non). Je pense renouveler ce genre d’articles en vous parlant de romans (et pourquoi pas de BD ?) que j’ai lus et appréciés.

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse, j’ai la relecture de mon premier jet qui m’attend !

Denis Vergnaud.

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